19e ÉDITION NOVEMBRE 2018Organisé par
Images en bibliothèques

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John Cassavetes

Un film réalisé par Hubert Knapp, André S. Labarthe

Production : INA / AMIP
France, 1998
50 minutes, VOST

« Hollywood Boulevard. Le tournage de Faces est terminé. Dans la salle de montage aménagée dans le garage, John et ses amis synchronisaient les rushes. Il est encore surexcité, après un tournage exaltant, et raconte ses précédentes expériences malheureuses, ses déboire avec la Paramount, brossant une peinture d’Hollywood peu conforme à l’idée qu’en transmettent les films. La deuxième partie [du film] a été tournée à Paris au mois d’août 1968. Trois ans ont passé. Ce n’est donc plus exactement le même homme qui parle, mais un homme mûri qui se retourne et tire les leçons de son expérience. Il nous raconte l’Amérique, l’entreprise de Shadows, celle de Faces enfin terminé – traces d’une vie qui s’est toujours refusée à séparer le travail et le plaisir, les peines et les joies, l’action et la réflexion. » (Janine Bazin et André S. Labarthe)

John Ford et Alfred Hitchcock, le loup et l'agneau

Un film réalisé par André S. Labarthe

Production : AMIP
France, 2001
52 minutes, VOST

Portrait de deux « monstres sacrés » de Hollywood, rencontrés en 1965. Labarthe réalise en 1966 un premier portrait de Ford, avant de réutiliser le matériel pour ce film. Les entretiens avec Hitchcock avaient été – en partie – utilisés en 1985 pour l’émission "Cinéma cinémas". « Voilà, John Ford venait de nous mettre gentiment à la porte. (…) Trois jours plus tard, nous nous rendions à la Universal, où Hitchcock nous attendait. Autant dire que nous changions de planète. Si, en effet, nous pouvons aujourd’hui, avec le recul, considérer les quelques minutes passées en compagnie de Ford comme une forme sauvage d’art, avec Hitchcock, nous accostions à un tout autre territoire : celui du discours de la méthode. » (André S. Labarthe)

Programmation thématique : A. S. Labarthe - Douze et quelques films pour un hommage

La filmographie d’André S. Labarthe, décédé le 5 mars dernier, frappe d’abord par la variété de ses portraits de cinéastes, chorégraphes, peintres et écrivains. En plus, les qualificatifs censés caractériser, dans les titres des films, les artistes en question – « visionnaire », « imprévisible », « franc-tireur » ou « à prendre ou à laisser » – semblent très bien adaptés à la figure de Labarthe lui-même. D’où la réflexion très juste de Nicolas Azalbert dans Les Cahiers du cinéma que chacun de ses films est « un portrait en creux de l’auteur .» Cet hommage se veut le reflet de cette variété et l’empreinte très personnelle que Labarthe a laissée sur chacun de ses films. Il s’ouvre avec un portrait inédit d’Elia Kazan, le tout dernier volet de la série Cinéastes de notre temps.