17e ÉDITION NOVEMBRE 2016Organisé par
Images en bibliothèques

Ode pavillonnaire de Frédéric Ramade (c) Atopic
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Bienvenue chez vous !

Les sentiers de l’architecture autour du logement...

Comment l’architecture est-elle liée à nos modes de vie ? A quel point la conception de nos logements influe-t-elle sur nos vies quotidiennes ? Une sélection de films sur le logement, des intervenants pour les accompagner, et échanger avec vos publics !

Deux collections à découvrir :

La collection Architectures
Une collection de films de 26 minutes consacrée aux réalisations les plus marquantes de l’architecture, de ses prémices jusqu’aux dernières créations des grands architectes d’aujourd’hui. Une enquête sur le terrain à la recherche du désir de l’architecte...
Chaque film traite d’un seul bâtiment choisi pour son aspect exemplaire, pour le rôle de jalon qu’il a joué ou qu’il joue dans l’évolution de l’architecture.
Plusieurs films sont consacrées à des bâtiments d’habitation : La Maison Unal, L’Utopie du désastre, La Villa Barbaro, La Maison de verre...
Toute la collection est disponible au catalogue Images de la culture du CNC

La collection Architecture de l’habitat
Véritable hymne à un habitat de qualité, cette collection en dix parties indépendantes, conçue entre autres par la sociologue Monique Eleb, décline avec ferveur les problèmes spécifiques à l’architecture de l’habitat. Avec interviews et images à l’appui, ces enquêtes orchestrent en un rythme alerte le questionnement judicieux sur les modes de construction, les typologies, mais aussi les usages de l’habitat individuel ou collectif.
Toute la collection est disponible au catalogue Images de la culture du CNC.


Les films :

5/7 rue Corbeau

5/7 rue Corbeau

de Thomas Pendzel

2007 / France / 58’ / GREC

Vu de l’extérieur, c’était un immeuble normal. Il accueillait dans 168 logements d’une pièce les derniers arrivants à Paris qui furent, au fil du temps, provinciaux, belges, italiens, juifs d’Europe de l’Est, espagnols, portugais, rapatriés, maghrébins, sénégalais puis maliens. En 1998, devenu le plus gros taudis de Paris, il fut racheté et démoli par la Ville après que ses 350 occupants eurent campé dans la rue pendant quatre mois. Comment filmer un immeuble disparu ? Qu’en reste-t-il ? La recherche de ses traces l’élève à nouveau sous la forme d’un château de plans et de photos, habité du témoignage de ses habitants. Le récit s’organise selon trois distances à l’immeuble, trois points de vue. Au début, à l’échelle de l’intime, on s’attache aux détails, aux itinéraires individuels, à l’appartement. Le collectif est vécu à l’échelle du palier, de l’immeuble, la vie quotidienne s’organise, les communautés s’épaulent, on découvre l’immeuble dans sa totalité. Le temps du politique permet de voir l’immeuble de l’extérieur, sa place dans la ville, dans l’histoire. Petit bout de la lorgnette, le "5-7 rue Corbeau" permet de voir loin et large, il fournit la matière d’une réflexion plus générale sur la ville, l’habitat, l’exil, et sur la possibilité de faire d’un film un lieu de mémoire


5-7 rue corbeau - Extrait par MAIRIEDEPARIS10

L’Amour existe

L’Amour existe

de Maurice Pialat

1961 / France / 22’ / Les films de la pléiade
Opposition entre la vie passée sur les bords de Marne avec ses guinguettes, ses promenades ou encore ses cinémas et le studio Méliès, et l’isolement de la banlieue des années soixante dont la population est au mieux logée dans des pavillons situés aux limites des aéroports, soit entassée dans des bidonvilles, soit dans des HLM qui déshumanisent peu à peu le paysage. Ce documentaire à la première personne dresse un réquisitoire contre diverses formes aliénantes de l’habitat, qu’il s’agisse des grands ensembles, des bidonvilles ou des pavillons de banlieue. Les images du début du film font songer à un titre célèbre de Riesman : "La Foule solitaire". On partage "l’enfer" des navetteurs, contraints à d’épuisants trajets quotidiens. À la manière des documentaires de l’époque, le commentaire charge l’image de la philosophie et des réflexions personnelles de l’auteur qui s’en prend à l’ennui, à la mesquinerie des destins individuels, aux ségrégations de la politique de logement, à l’aliénation de la publicité, aux consternantes carences des infrastructures culturelles. Quelques phrases, qui résonnent comme de véritables sentences, ont paradoxalement pour effet d’affaiblir quelque peu l’image en la faisant passer au second plan : "L’ennui est le principal agent d’érosion des paysages pauvres", "Le paysage étant également ingrat, on va jusqu’à supprimer les fenêtres (des HLM), puisqu’il n’y a rien à voir", "Le paysage a ses heures de marée basse", "La vieillesse comme récompense : ils ont payé pour être vieux, c’est le seul âge où on leur foute la paix, mais quelle paix !
La Bulle et l’Architecte

La Bulle et l’Architecte

de Julien Donada

2003 / France / 51’ / TS productions
"La Bulle et l’Architecte" raconte l’histoire de Pascal Häusermann, un architecte qui bouleversa les conventions en réinventant une manière d’habiter et de construire. En 1959, Pascal Häusermann construisit sa première maison individuelle révolutionnaire, qui sera le point de départ de toute sa conception architecturale : la maison-œuf, une construction ovoïde en voile de béton ou de plastique, constructible soi-même et transportable facilement. Pendant une quinzaine d’années, il construit ainsi des dizaines de maisons. Mais, dans les années 70, ses clients ont de plus en plus de difficultés à obtenir des permis de construire. Ceci le contraindra à s’éloigner de l’architecture. Aujourd’hui, Pascal Häusermann partage sa vie entre Genève et Madras où il recommence à construire. "La Bulle et l’Architecte" l’accompagne dans ses voyages en Suisse, en France, à New York et en Inde. À travers son architecture, le film montre une autre manière de vivre en société.
Chaumière

Chaumière

de Emmanuel Marre

2013 / France, Belgique / 70’ / CVB

Les hôtels Formule 1 sont ces établissements ultra économiques, lieux communs des zones péri-urbaines : une offre low cost d’"habiter" le monde. Derrière la porte des chambres, l’uniformité de l’espace, réduit au strict minimum fonctionnel, met à nu la tension propre à chaque vie humaine : sédentarité et nomadisme, excès et retenue, routine et survie. Si le personnage principal de "Chaumière" est un hôtel formaté, ses résidents, eux, ne se laissent pas si facilement mettre en boite. Ils utilisent, détournent et font dysfonctionner ce rêve de machine à dormir.

CHAUMIERE - 13/03/2013 - FR from CVB-VIDEP on Vimeo.

Dans la maison radieuse

Dans la maison radieuse

de Christian Rouaud

2004 / France / 71’ / Lilith production
Il y a cinquante ans, Le Corbusier construisait à Rezé, près de Nantes, un immeuble de dix-sept étages, conçu comme un "village vertical", sur le modèle de celui de Marseille. . Aujourd’hui, dans le béton et les couleurs du maître, on rencontre des habitants, propriétaires ou locataires d’une étrange HLM classée monument historique : "La Maison radieuse". Les premiers habitants témoignent de leur attachement aux lieux et à l’esprit qui les anime, tandis que les nouveaux arrivants évoquent leur découverte d’un monde insoupçonné qui souvent les séduit : ils y ont trouvé bien plus qu’un simple logement.
Espaces intercalaires

Espaces intercalaires

de Damien Faure

2012 / France / 56’ / Aaa production

Le corbeau, le maître de Tokyo, est capable d’appréhender la ville dans sa globalité puis la parcourir dans ses plus petits interstices. Au début, le champ urbain se voit comme un espace à trois dimensions, puis en prolongeant le regard, de nouveaux lieux apparaissent. Tokyo se métamorphose. Ces espaces nous révèlent une vision différente de la cité, peuplée d’architectures singulières et de personnages qui habitent la ville autrement.

Bande annonce ESPACES INTERCALAIRES from Damien on Vimeo.

La Maison neuve

La Maison neuve

de Ariane Doublet

2005 / France / 52’ / Quark productions

Cette année, Philippe va connaître un "vrai changement de vie". Il prend sa retraite, et doit quitter la ferme dont il n’est pas propriétaire. Alors dans l’herbage, juste à côté, là où ils ont toujours mis les vaches, il va construire sa maison. Une maison "Cléverte".

LA MAISON NEUVE _ Extrait from Quark Productions on Vimeo.

Ode pavillonnaire

Ode pavillonnaire

de Frédéric Ramade

2005 / France / 45’ / Atopic

Je suis revenu dans le pavillon où j’ai passé la majeure partie de mon enfance pour tenter d’appréhender cet espace si intime qui m’était depuis devenu étranger (et même culturellement très critiquable). Rapidement, j’ai rédécouvert que derrière la façade anodine et sans charme du pavillon se cachait toujours un formidable désir d’expression.

ODE PAVILLONNAIRE - TRAILER (FRENCH VERSION) from Frédéric Ramade on Vimeo.