18e ÉDITION NOVEMBRE 2017Organisé par
Images en bibliothèques

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Tournées nationales de cinéastes

CINÉASTES EN TOURNÉE EN 2017


conditions PARTICIPATION

  • Vous participez au Mois du film documentaire, votre programme est inscrit sur le site.
  • Vous êtes à jour de votre adhésion ou cotisation de soutien à Images en bibliothèques (en savoir plus).


FONCTIONNEMENT

COMMENT SONT RÉPARTIS LES COÛTS ?

  • L’hébergement et le repas du cinéaste sont à la charge de la structure participante.
  • Les frais de transport sont répartis auprès des structures participantes.
  • Images en bibliothèques prend en charge la rémunération des cinéastes et les éventuels frais exceptionnels, non prévus en amont de la tournée.

Ce système mutualisé permet la venue des cinéastes sur tout le territoire, de façon équitable entre les zones urbaines bien desservies et les zones rurales éloignées.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Vous :

  • Vous remplissez le formulaire bientôt disponible sur cette page, convenez des dates, et passez un accord avec Images en bibliothèques.
  • Vous réservez l’hébergement du/de la cinéaste.
  • Après la séance, vous versez à Images en bibliothèques la participation aux frais de tournée.

Nous :

  • Images en bibliothèques réserve les billets de train, organise le carnet de route du cinéaste, et prend en charge sa rémunération.
  • Après la projection, nous transmettons une facture pour les frais de tournée de 80 € TTC.

COÛTS À VOTRE CHARGE :

  • Participation aux frais de la tournée (transports et frais annexes) à verser à Images en bibliothèques : 80 € TTC
  • Hébergement d’une nuit, un petit-déjeuner et un repas à prendre en charge directement par vos soins.

COMMUNICATION :

Abbas Fahdel

Abbas Fahdel

Réalisateur, scénariste et critique de cinéma franco-irakien.

Installé en France depuis l’âge de 18 ans, il y étudie le cinéma en suivant notamment les cours d’Éric Rohmer, Jean Rouch et Serge Daney, jusqu’à obtenir un doctorat de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En janvier 2002, muni d’un passeport français, il retourne en Irak et y tourne Retour à Babylone , un documentaire dans lequel il s’interroge : “Que sont devenus mes amis d’enfance ? Qu’est-ce que la vie d’ici a fait d’eux ? Qu’est-ce que la vie d’ici aurait pu faire de moi si je n’avais pas choisi de suivre ailleurs le cours de ma destinée ?” En filigrane de cette quête-enquête dans la terre natale transparaît la situation dramatique d’un pays meurtri par les années de guerre et de dictature.

Un an plus tard, en février 2003, devant l’imminence d’une nouvelle guerre, il retourne de nouveau en Irak et entreprend de filmer les siens avec le superstitieux espoir de les préserver des dangers qui les menacent. Rentré en France quand l’invasion américaine de l’Irak commence, il n’a plus de nouvelles de ses proches. Il revient en Irak deux mois plus tard et découvre un pays secoué par la violence, qui semble n’avoir échappé au cauchemar de la dictature que pour tomber dans le chaos, un pays où pourtant tout demeure possible, le meilleur comme le pire. Ce moment historique constitue la matière de son second documentaire, intitulé Nous les Irakiens .

En 2008, il termine son premier long métrage de fiction, L’Aube du monde , tourné en Égypte et interprété par Hafsia Herzi et Hiam Abbass.

En 2015, il revient au cinéma documentaire avec le monumental Homeland (Iraq Year Zero) , long métrage d’une durée de cinq heures et demi, tourné sur une période d’un an et demi.

Marie Voignier

Marie Voignier

Artiste et cinéaste

Site de Marie Voignier

Marie Voignier est artiste et cinéaste. Elle a fait des études scientifiques à l’Université de Technologie de Compiègne puis à la Technische Universität Berlin où elle commence à faire de la photographie. Pour approfondir cette pratique, elle se lance ensuite dans des études d’arts, et est diplômée de l’école des beaux-arts de Lyon en 2004. Son travail se concentre alors sur la réalisation de films qui sont montrés dans des festivals internationaux de cinéma (la Berlinale en 2017) et dans des expositions en France et à l’étranger (la biennale de Venise en 2017). Elle enseigne le cinéma à l’école des beaux-arts de Lyon où elle coordonne le pôle images-mouvement.

Marie Voignier réalise des films documentaires avec une telle liberté dans les sujets, les formats et les procédés que son oeuvre semble se moquer de ses coordonnées dans un répertoire du cinéma aussi bien que dans celui des arts visuels. Jouant sur des glissements troubles entre documentaire et fiction, elle cadre des situations où le réel emprunte soudainement les chemins de l’artifice, que ce soit au sein de l’industrie des loisirs, des médias de masse, des sciences plus ou moins occultes ou du monde du travail. Malgré une grande rigueur formelle et une distance d’observation quasi scientifique, ses films débordent étrangement vers le fantastique, faisant référence au cinéma de genre comme le film d’aventure (1), la dystopie politique (2), le film catastrophe (3) ou le thriller juridique (4).

Il y a toujours un monstre caché dans les films de Marie Voignier, une entité concrète ou théorique irreprésentable, un adversaire de la raison dont le grondement sourd impacte les situations réelles. Ce sujet surplombant est systématiquement hors champ, c’est une utopie que le spectateur expérimente par procuration et par bribes, via le récit des protagonistes. Que ce monstre soit un « véritable » animal fabuleux que l’on chasse dans la jungle, la colonisation ou le système totalitaire, il ne sera évoqué qu’à distance et de manière fugitive. Un fantôme scénaristique central mais insaisissable. Dans une sorte d’entomologie dévoyée, le cinéma de Marie Voignier porte finalement un regard sur le regard lui-même comme si le microscope se retournait sur l’œil qui l’observe. Montrant qu’il n’y a pas de neutralité de l’observation, ses films représentent autant de visions critiques, tranchantes mais non directives, d’un état du monde, qui restent ouvertes à l’interprétation, misant sur une précision balistique et poétique de l’image. (Guillaume Désanges)


(1) L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé, 2011 / Les Immobiles, 2013
(2) Tourisme international, 2014
(3) Le Bruit du canon, 2006
(4) Hearing the Shape of a Drum, 2010
Jill Coulon

Jill Coulon

Documentariste

Site de Jill Coulon

Jill Coulon est une jeune réalisatrice autodidacte française, au parcours atypique. Passionnée de photographie et de voyages, touche à tout, Jill Coulon est un véritable "couteau suisse".

Elle commence à travailler dans le documentaire en 2002. Pendant 4 ans, elle se forme à la production auprès de la productrice internationale Christine Le Goff (MFP, Per Diem Films). Puis elle fait ses armes sur le terrain en assistant le réalisateur-producteur Thomas Balmès sur son film « Bébés" (Studio Canal, Chez Wam, Focus Features - 2006 à 2009).

En 2008 elle part seule à Tokyo avec une caméra en immersion dans une écurie de sumo. Ce sera son premier film, coproduit par la NHK (Japon), "Une vie normale. Chronique d’un jeune sumo", l’histoire du jeune Takuya qui, poussé par son père, intègre une écurie de sumo. Présenté en première mondiale à IDFA 2009 (dans la catégorie "first appearance"), le film a gagné de nombreux prix dans des festivals internationaux (Meilleur 1er film à MiradasDocs, Prix Spécial du jury au Festival du Film d’Education, Mention Spéciale au Flahertiana Film Festival, Etoile de le Scam 2010, etc). En 2013 le film est sorti en salles sous le titre "Tu seras sumo" (Aloest Distribution), et a été accueilli par une critique élogieuse.

Dans « Voyage en Occident », son nouveau film, embarqué dans un bus de touristes chinois en Europe, Jill Coulon poursuit son exploration des cultures asiatiques avec la même rigueur filmique et la même sensibilité mais en y ajoutant cette fois l’humour. A la fois road-movie et comédie documentaire, histoire « à la chinoise » et histoire universelle, « Voyage en Occident » est un jeu de miroirs entre deux cultures, deux sociétés, deux visions du monde… entre Chinois et Occidentaux.

En parallèle de ses réalisations, Jill Coulon collabore avec des réalisateurs comme Frédéric Laffont et Isabelle Dupuy-Chavanat (« Les mains d’Hermès, 2011) et Thomas Balmès ("Happiness", de 2012 à 2014).

Elle vient de terminer « Au fil du monde », une collection de 5 films documentaires de 52 minutes, en co-réalisation avec Isabelle Dupuy Chavanat, pour Arte. Cinq portraits d’artisans textiles d’exception aux destins romanesques.

FILMOGRAPHIE

2009 – « Une vie normale. Chronique d’un jeune sumo. »
83 min / 110 min / 55 min
© NHK, Margot Films, Quark productions
Diffuseurs : NHK, Planète +, ARTE France, VPRO

2012 – « Les nouveaux explorateurs : Françoise Spiekermeier en Chine. »
52 min
© One Planet
Diffuseurs : Canal +, Planète +

2013 – « Les nouveaux explorateurs : Françoise Spiekermeier au Japon. »
52 min
© One Planet
Diffuseurs : Canal +, Planète +

2013 – Sortie en salles de « une vie normale » sous le titre « Tu seras sumo »
83 min
© NHK, Margot Films, Quark productions
Distributeur : Aloest Distribution

2014 – « What a (d) day »
52 min
© MFP
Diffuseur : Planète + Thalassa (pas encore diffusé)

2015 – « Voyage en Occident »
56 min
© Futurikon
Diffuseur : Planète + (pas encore diffusé)

2017 - « Au fil du monde »
En co-réalisation avec Isabelle Dupuy Chavanat 5x52min et 5x43min
© Arturo Mio
Diffuseur : Arte
Diffuseur : Planète + (pas encore diffusé)