18e ÉDITION NOVEMBRE 2017Organisé par
Images en bibliothèques

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Œuvres majeures du documentaire en salle

Films et rétrospectives de cinéastes qui ont marqué l’histoire du documentaire proposé en partenariat avec l’ADRC

L’ADRC et Images en Bibliothèques s’associent et proposent durant le mois de novembre, aux salles de cinéma, plusieurs films et rétrospectives de cinéastes qui ont marqué l’histoire du genre. Une sélection de documentaires sur le cinéma est également à l’honneur.

Le Mois du film documentaire rassemble plus de 2 000 lieux en France et dans le monde, pour valoriser la richesse et la diversité du cinéma documentaire. Cette manifestation est organisée par Images en bibliothèques, association nationale de coopération pour la diffusion et la valorisation des films dans les médiathèques. Les salles de cinéma sont invitées à participer au Mois du film documentaire, seules ou en partenariat (avec des médiathèques, associations, établissements scolaires...) en organisant des séances de films documentaires, si possibles accompagnées.

Jean Rouch

En 1960, il qualifie sa manière de filmer de « cinéma direct » en suivant l’exemple de ses maîtres Robert Flaherty et Dziga Vertov. Son oeuvre, plusieurs fois récompensée à Venise, Cannes et Berlin, se compose de documentaires ethnographiques (Maîtres fous...), sociologiques (Chronique d’un été) et de fictions (Moi, un Noir). Jean Rouch fut directeur de la Cinémathèque française, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S. et secrétaire général du Comité du film ethnographique. Lors d’un séjour en Afrique, il entreprend la descente du fleuve Niger, et s’intéresse aux Songhay, dont il devient le spécialiste incontestable. Puis, vient sa passion pour le cinéma qui lui apporte un nouvelle méthode d’étude. Influencé par le Surréalisme, les travaux de Marcel Griaule en pays Dogon, il capte, filme l’évolution du continent africain et de la société française. Son écriture cinématographique influencera la génération des cinéastes de la Nouvelle Vague. (Comité du Film Ethnographique)

  • La Chasse au lion à l’arc * ,1967, Distribution : Solaris Distribution
  • Les Maîtres fous * , 1956, Distribution : Solaris Distribution
  • Chronique d’un été , 1961, Distribution : Tamasa

Frederick Wiseman

Né à Boston en 1930, ce cinéaste américain écrit, produit, réalise, prend le son et parfois même joue dans ses propres films. Documentariste, il s’est principalement appliqué à dresser un portrait social des grandes institutions américaines. C’est en produisant la réalisatrice Shirley Clarke pour The Cool World qu’il se décide à réaliser ses films. En 1967, Il réalise et produit un premier documentaire Titicut Follies, regard d’emblée critique sur un hôpital d’aliénés criminels.

  • Titicut Follies , 1967, Distribution : Météore Films

Georges Rouquier

Georges Rouquier (1909-1989) est un cinéaste dont l’oeuvre suscite un engouement qui ne se dément pas. Ses films majeurs : Farrebique (1946) et Biquefarre (1984), si singuliers dans le paysage cinématographique français de par la représentation qu’ils nous proposent du monde paysan, sont sans cesse redécouverts par les nouvelles générations de cinéphiles.

  • Farrebique ou Les Quatre saisons * , 1947, Distribution : Les Documents Cinématographiques

Abbas Kiarostami

Il y a le peintre Kiarostami, il y a le photographe, le poète et le graphiste ; il y a le réalisateur de publicités, de génériques, et de films pédagogiques... Kiarostami est un cinéaste étonnant. Il a la plupart du temps travaillé dans un cadre institutionnel, celui de l’oeuvre de commande (ses films sont produits par l’Institut pour le développement des enfants), qui plus est renforcé par un régime politique autoritaire, autrefois celui du Shah d’Iran, aujourd’hui celui de la République islamique. Contrairement à tout a priori, ses films explorent avec une surprenante liberté toutes les hypothèses et toutes les combinaisons possibles pour le cinéma, entre documentaire et fiction. (Les Cahiers du cinéma)

  • Close up , 1991, Distribution : Splendor Films

Werner Herzog

Werner Herzog naît à Munich le 5 septembre 1942. Il grandit dans un village de montagne en Bavière et étudie l’histoire et la littérature allemande à Munich et Pittsburgh. Il réalise son premier film en 1961 à l’âge de 19 ans. Depuis, il a produit, écrit et réalisé plus de 60 films (fictions et documentaires). Werner Herzog a publié plus d’une douzaine de livres et mis en scène plusieurs opéras.

  • La Soufrière , 1977, Distribution : Potemkine Films
  • Gasherbrum, la montagne lumineuse , 1984, Distribution : Potemkine Films

Dominique Benicheti

Né à Paris en 1943, Dominique Benicheti est diplômé de l’École nationale des arts appliqués de Paris, de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, et de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Durant sa carrière, il a réalisé et produit plus de trente films dans des genres très hétéroclites : documentaires, films scientifiques, institutionnels ou d’animation.

  • Le Cousin Jules , 1973, Distribution : Carlotta Films

Frédéric Rossif

Frédéric Rossif (1922 - 1990) était un poète de l’image. Il a accumulé des trésors d’images qu’il a filmées dans le monde entier, et il a réalisé des centaines de films difficiles à classer dans le genre du documentaire, car ils représentent davantage : ils inventent un rythme, un style, une émotion. Il existe un lien entre ses films historiques de montage d’archives et ses films sur les animaux sauvages, et ce lien, ce fil d’Ariane se rattache à l’esprit irréductible de la liberté et à sa mémoire.

  • La Fête sauvage * , 1976, Distribution : Zoroastre

Agnès Varda

Photographe, cinéaste et aujourd’hui artiste plasticienne, Agnès Varda est plurielle, et ne cesse d’apporter un souffle de liberté, de créativité, dans la vie culturelle française. Après une première collaboration en 2013 à l’occasion de la ressortie des films de Jacques Demy, Ciné-Tamaris et l’ADRC proposent une rétrospective de 9 films - dont ces 4 documentaires - dans laquelle Agnès vous invite à (re)découvrir la variété de son travail.
Depuis 1951, Agnès Varda vit et travaille rue Daguerre à Paris. Elle devient photographe de Jean Vilar à la création du Festival d’Avignon en 1948, puis de la troupe du TNP. Agnès réalise sa première exposition personnelle en 1954 dans la cour de sa maison, puis de nombreux reportages photographiques, en Chine, à Cuba.
En 1954, elle crée également la société Ciné-Tamaris pour produire son premier long-métrage, La Pointe courte. Ses films les plus connus sont : Cléo de 5 à 7, Le Bonheur, Sans toit ni loi, Jacquot de Nantes, Les Glaneurs et la glaneuse. Elle a passé plusieurs années à Los Angeles, où elle a d’abord tourné dans les années 1960 les documentaires Uncle Yanco et Black Panthers puis, dans les années 1980, Mur Murs et Documenteur. En 2008, Les Plages d’Agnès, a trouvé écho dans le public et obtient le César du Meilleur Documentaire. 

  • Daguerréotypes * , 1975, Distribution : Ciné-Tamaris
  • Mur murs * , 1980, Distribution : Ciné-Tamaris
  • Black Panthers , 1969, Distribution : Ciné-Tamaris
  • Les Plages d’Agnès , 2007, Distribution : Ciné-Tamaris
  • Uncle Yanco * , 1967, Distribution : Ciné-Tamaris

Alain Cavalier

Cavalier Express propose une nouvelle lecture de huit courts métrages d’Alain Cavalier, pensés et présentés sous la forme d’un récit unique. Un regard du filmeur sur ses contemporains, mais aussi sur sa propre démarche cinématographique qui, des années 1960 à aujourd’hui, n’a cessé d’évoluer vers un affinement, un dépouillement, toujours dans le plaisir de filmer. Passé et présent se télescopent, se superposent et se nourrissent mutuellement dans ce nouvel opus Une mémoire en courts.

Cavalier express, un récit d’Alain Cavalier en 8 courts métrages : , Distribution : Agence du court métrage

  • La matelassière , 1987
  • Lettre d’Alain Cavalier , 1982
  • La Rémouleuse , 1987
  • L’Agonie d’un melon , 2007
  • Elle, seule , 2011
  • J’attends Joël , 2007
  • Faire la mort , 2011
  • L’Illusioniste , 1990

Chris Marker

Cinéaste engagé, attentif à l’évolution du monde, Chris Marker (1921-2012) s’est également intéressé aux nouvelles technologies inventant les différentes formes de l’essai documentaire du court métrage au long métrage, du cinéma direct au film de voyage. Chris Marker est l’une des personnalités les plus attachantes et les plus insaisissables du cinéma français, qui allie à un certain type de discours « bourgeois » le sens de l’engagement politique pur et dur, à l’abri de toute sclérose idéologique. Il concilie son héritage du classicisme français avec une sympathie évidente pour toutes les formes de révolutions culturelles et corrige ses tranquilles certitudes par l’instabilité des grands rêveurs.

  • Description d’un combat , 1960, Distribution : Tamasa
  • Lettre de Sibérie * , 1958, Distribution : Tamasa
  • Le Joli mai * , 1962, Distribution : Tamasa
  • Marker Tout court (programme de 3 courts métrages), Distribution : Tamasa

Documentaires sur le cinéma

  • Close encounters with Vilmos Zsigmond de Pierre Filmon, 2016, Distribution : Lost Films
  • Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier, 2016, Distribution : Pathé Distribution